Le vote de 2016 a-t-il eu des conséquences ?

Non, aucun. Au contraire, le rythme des investissements dans les Alpes s’est accru, même si 2018 est une année hors normes, grâce à une neige abondante qui a stimulé les achats. Il est même des investisseurs qui ont acheté dans les Alpes pour devancer le Brexit, au cas où celui-ci ait dans la durée des conséquences fâcheuses.

Aujourd’hui, on ne sait si le Brexit sera hard ou soft. Cela peut avoir des répercussions ?

Bien sûr, car on nage dans l’inconnu et on peut donc tout imaginer. On peut aussi bien imaginer une sortie par le haut, qui pourrait avoir des retombées positives en matière de pouvoir d’achat et donc de capacités d’investissement, comme un scénario catastrophe, avec une livre sterling qui s’écroule face à l’euro. Aujourd’hui, deux choses sont sûres : premièrement, tout est possible ; sans accord de retrait, les risques sont sévères.

Au-delà du Brexit, que peut-on dire sur les motivations des investisseurs britanniques dans les Alpes ?

Elles relèvent de l’achat plaisir (aspirational or lifestyle purchase, comme on dit en anglais), plus que d’une recherche de rentabilité. Si la plupart des acheteurs louent leurs biens, c’est pour payer charges et impôts, pas pour générer des revenus. Dans les Alpes, on vient chercher une qualité de vie incomparable, pour soi et sa famille. C’est d’ailleurs pour cela que les achats progressent indépendamment du Brexit car, Brexit ou pas Brexit, les motivations demeurent. De plus, les acheteurs sont issus de catégories à hauts revenus, qui leur donnent les moyens d’investir où ils le souhaitent. Et aujourd’hui ils souhaitent investir en France, plutôt qu’en Suisse par exemple, car ils sont très sensibles aux investissements réalisés par les grandes stations françaises, comme Val d’Isère, Chamonix, Megève ou les stations des Trois-Vallées.