Large fourchette de prix et de choix

Cette station particulièrement distinguée n’est pourtant pas la plus chère : à 5.101 euros le m² en moyenne selon MeilleursAgents.com, Val Thorens ne fait même pas partie des dix stations les plus chères en termes d’immobilier existant. En tête des cimes, on retrouve Courchevel 1850, entre 15.000 et 25.000 euros le m² pour les appartements anciens et de 30.000 à 35.000 euros le m² pour les chalets, selon Cimalpes. A Méribel, Megève, Val d’Isère, Moriond ou Le Praz, il faut compter entre 5.000 et 16.000 euros le m² pour les appartements anciens et de 15.000 à 25.000 euros le m² pour les chalets. Mais selon les massifs, la fourchette des prix est beaucoup plus large : « Dans les stations dites de charme, dans les villages de basse altitude, le prix moyen s’élève à 4.400 euros le m², contre 5.100 euros le m² dans les stations d’altitude dans les grands domaines skiables de la Savoie et de la Haute-Savoie », explique Jean-Jacques Botta, président de la Fnaim des Savoies. Globalement, la fourchette varie de 2.300 euros le m² à 10.000 euros le m² entre un studio à rénover et un appartement familial bien placé. De Châtel à L’Alpe d’Huez, le choix est donc large pour répondre à la demande.

Raréfaction du neuf

« L’achat à la montagne, c’est avant tout un investissement pour le plaisir, rappelle Benjamin, directeur général de Cimalpes. Dans le neuf, le blocage des PLU (plans locaux d’urbanisme) dans certaines stations pendant quatre ans a entraîné une raréfaction de l’offre neuve et donc une légère inflation.

Forte demande internationale

Désormais aussi prisée pour des vacances l’été, la montagne devient une destination de résidence secondaire à part entière. « Les cadres urbains y voient aussi un investissement avec un certain art de vivre », précise Benjamin Berger, directeur général de Cimalpes. Les programmes neufs comportant une quinzaine de biens trouvent rapidement preneur, si les acquéreurs ont la patience d’attendre leur livraison deux ans plus tard. Leurs atouts ? Répondre aux désirs des acheteurs en termes de surface et d’équipements, de proximité des pistes de ski, des restaurants et des commerces. Sur le haut de gamme, le marché reste soutenu par la demande internationale. « Les Anglais sont moins présents, à cause de la baisse du cours de la livre sterling et des incertitudes liées au Brexit, constate Jérôme Roche, directeur commercial d’Edenarc. Mais les Belges sont plus nombreux, tout comme les expatriés en mission à Dubaï ou Singapour, ainsi que les Suisses et les Moyen-Orientaux. »

Hausse du parahôtelier

Dans le neuf, les investisseurs se tournent de plus en plus vers Le locatif avec services parahôteliers qui repose sur la mise en location de courte durée via une agence. En respectant certaines conditions, dont la fourniture d’au moins trois services (accueil, ménage, fourniture de linge de maison ou petit déjeuner), les propriétaires peuvent récupérer la TVA. Et espérer, selon le taux de remplissage du bien et l’amplitude des loyers demandés selon les semaines concernées, obtenir un rendement brut autour de 3 %.

Benjamin Berger

Directeur Général de Cimalpes

Benjamin est le directeur général de Cimalpes. Il officie tant en location qu’en transaction et en management sur les stations de Courchevel, Méribel, Saint Martin de Belleville, Val d’Isère et Megève. Enfant du pays, il est expert de ces destinations dans lesquelles il a exercé tous les métiers de Cimalpes, à la fois sur le terrain, en back office, en accueil ou en marketing.